Lycéens et étudiants appelés à bloquer mardi et jeudi
La porte-parole de l'Union étudiante, Sabrine Kharbach, invite à bloquer lycées et universités mardi et jeudi, après l'interdiction d'un parcours parisien. Le président de l'Union syndicale lycéenne, Ryad Rani, réclame des conditions d'études dignes.
Samedi, en début de cortège de la manifestation parisienne, la porte-parole de l'Union étudiante, Sabrine Kharbach, a appelé à bloquer les lycées et les universités dès mardi, puis de nouveau jeudi. Selon elle, cette réaction fait suite à l'interdiction du parcours parisien déposé pour le même jour par les manifestants. Elle s'exprimait aussi au nom de l'Union syndicale lycéenne et affirme vouloir montrer que leurs revendications sont légitimes, face à une volonté d'interdire les manifestations chaque semaine. Elle a enfin annoncé une nouvelle étape le 5 novembre, à l'appel des travailleurs.
Ryad Rani, président de l'USL, met en avant des demandes qu'il juge modestes : il dit ne pas réclamer de luxe, ni du matériel informatique dans chaque salle, ni un restaurant gastronomique. « Nous demandons des conditions de dignité, des conditions correctes pour pouvoir étudier », insiste-t-il, en réclamant aussi un plan national sur le bâti. Il annonce que son organisation soutiendra dès lundi les blocages décidés par les lycéens et les étudiants, tout en invitant à tenir des assemblées générales lundi afin de mieux bloquer ensuite du mardi au vendredi.
Ces appels s'inscrivent dans une séquence de mobilisation déjà forte. Selon BFMTV, les manifestations du 31 octobre ont rassemblé entre 320.000 et 500.000 participants, et 565 personnes ont été interpellées en France. À Marseille, la préfecture chiffre à 10.000 le nombre de participants. La Libre Belgique rapporte que la colère des lycéens ne retombe pas en France et que de nouveaux blocages sont annoncés dès lundi. Des commerçants se disent par ailleurs inquiets à l'approche des fêtes.
Marius Mesnil, co-secrétaire de l'Union syndicale lycéenne, appelle lui aussi les élèves à s'organiser dès ce lundi. De son côté, Force ouvrière annonce une mobilisation qu'elle présente comme massive le 5 novembre, date également retenue par les appels évoqués par la porte-parole de l'Union étudiante.
