L’ESSENTIEL. SANS LE BRUIT.
Toute l’actualité
Actualité

Cols bleus de Montréal : un nouveau contrat de six ans adopté

Les 6600 cols bleus de Montréal ont approuvé un contrat de six ans, assorti d’une hausse salariale que Le Devoir chiffre à 23,7 % et La Presse à 23 %. Le texte prévoit aussi une semaine de travail portée à 37 heures.

La rédaction Publié le 2 min de lecture

Les 6600 cols bleus de Montréal ont validé le nouveau contrat négocié avec la Ville. Selon La Presse, le vote électronique s’est déroulé entre le 25 et le 29 octobre, et 78,51 % des syndiqués se sont prononcés en faveur de l’entente. Le Devoir chiffre pour sa part ce soutien à 78,5 %. La convention couvre six ans : la hausse atteindra 5,71 % la première année, soit au 1er mai 2027, puis 2,5 % par année, avec une majoration possible de 0,5 % liée à des indicateurs de rendement et de productivité.

Le volet organisationnel occupe aussi une place importante. La semaine de travail passera de 36 à 37 heures à compter du 1er mai 2027, et les horaires seront revus. La Ville se félicite de gagner en souplesse : les employés pourront prendre leur pause du midi près de l’endroit où ils travaillent, au lieu de revenir à la cour de voirie. Le président du comité exécutif, Claude Pinard, y voit un gros gain. Un comité sur l’absentéisme doit par ailleurs être mis en place, avec des mesures de productivité, et des effectifs pourront être déplacés vers les secteurs les plus sollicités, pour limiter le recours à la sous-traitance.

Le contrat précédent était échu depuis le 31 décembre 2024. Au départ, la proposition municipale portait sur 11 % sur cinq ans, jugée insuffisante par le syndicat, qui citait d’autres villes signées à 22 % pour la même durée, selon La Presse. Représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique, les cols bleus ont mené quatre journées de débrayage en février et en avril, une première depuis 2009. En janvier, leur irruption à l’hôtel de ville avait conduit à la suspension d’une séance du conseil municipal.

La mairesse Soraya Martinez Ferrada voit dans les salaires un levier de recrutement : « Ça devient un enjeu d’attractivité et de rétention des employés pour un employeur ». Du côté syndical, Nicolas De Ciccio, président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, salue « Nos membres ont fait preuve d’une détermination remarquable tout au long de cette négociation ». La signature officielle de la convention collective est prévue en décembre.

Sources