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Alaska : le président demande la disqualification d'une candidate démocrate

Le président américain réclame la disqualification d'une candidate démocrate en Alaska, après des révélations du New York Times sur un homonyme du sénateur sortant. Le DSCC et la campagne démocrate démentent toute implication.

La rédaction Publié le 2 min de lecture

En Alaska, État de l'Arctique au passé conservateur, les sondages placent actuellement la candidate démocrate légèrement devant, avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Selon le New York Times, l'entourage électoral d'une ancienne juge issue d'une juridiction tribale amérindienne a, dès 2025, épluché les registres électoraux pour trouver un homonyme du sénateur républicain sortant. La recherche a abouti : un enseignant retraité, installé dans un village de pêcheurs, s'est porté candidat après un échange avec un consultant démocrate.

Le quotidien s'appuie sur des entretiens avec plusieurs personnes, des messages et des documents. Il affirme aussi que le DSCC, comité de soutien démocrate aux candidats au Sénat, aurait participé à ces manœuvres destinées à diluer le soutien accordé au sénateur républicain sortant. La campagne de la candidate et le DSCC démentent toute implication. Le journal précise que ses révélations ne décrivent pas, a priori, d'actes illicites.

Le président américain juge ces efforts illégaux. Il réclame que la candidate subisse des conséquences juridiques et politiques et qu'elle ne puisse pas se présenter, de même que l'homonyme. Il a aussi demandé l'ouverture de poursuites judiciaires contre la candidate et l'enseignant retraité. De son côté, le sénateur sortant accuse la candidate d'avoir monté, depuis plus d'un an, un procédé destiné à tromper les électeurs de l'Alaska.

Une ancienne employée de la campagne, limogée en août avec d'autres collaborateurs, affirme que la candidate n'a pas pris part directement à ces démarches, mais qu'elle en avait connaissance. Elle souhaitait retirer ses déclarations avant publication, mais le journal a décidé de les publier malgré tout.

Sur le terrain judiciaire, la Cour suprême de l'Alaska avait estimé en juin que l'enseignant pouvait rester candidat. Le ministère de la Justice, saisi à la demande du président, a toutefois engagé la semaine dernière une procédure préventive devant une juridiction fédérale de l'État : elle viserait à bloquer la validation de tout résultat susceptible d'être troublé par la confusion des électeurs. Selon Derek Muller, qui enseigne à l'université Notre Dame et travaille sur le droit des élections, ce recours n'ira pas à son terme.

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